Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 18:48

Aujourd'hui, c'est décidé, pas de gros hit, pas de sortie événement. Aujourd'hui, je fais dans le social, oui ma p'tite dame. Je vais vous parler du premier album de Essence : Lost in Violence !

Jamais entendu parler ? Et bien ça ne devrait pas tarder à changer, puisque les petits gars ont du talent jusqu'au bout de leurs poils de cul. Je vais poser le décor très rapidement, puisque de toute manière il n'y a pas grand chose à dire : le groupe est fondé en 2005, sur le fief d'un des seigneurs du metal européen, j'ai nommé son Altesse Impériale King Diamond (donc au Danemark, pour ceux qui auraient un manque affligeant de culture metalleuse), sort un premier EP en 2007, puis finalement, après un changement de bassiste, 2011, le premier album. Pom pom pom.

 

Disons le tout de suite, si l'album est effectivement très bon, ce n'est pas non plus un album inoubliable, en soi. On ressent fortement l'influence de groupes de légende du thrash allemand, Kreator et Sodom en tête. Maaiiiis... il y a ce petit quelque chose de moderne, en plus, qui permettra sûrement au groupe de se distinguer à l'avenir, et qui fait de ce premier opus (en souhaitant qu'il ne soit pas le dernier) une des très bonnes surprises de l'année 2011, pour peu qu'on soit fan de thrash. Parce que c'est ce dont il s'agit sur ce Lost in Violence : du thrash qui fait tâche, lâché à pleine vitesse, avec des riffs tasty, des solos balancés à fond la gamelle, et surtout, surtout, cette petite basse pas dégueu' que certains trouveront peut-être trop mise en avant. Ça ne nous empêchera pas, tout de même, d'apprécier l'intro de "Blood Culture", 4ème track de l'album, avec sa basse groovy qui, accélérant, nous amène tout doucement un riff ultra-speed bien méchant. Une approche assez moderne, dans la sonorité en tout cas.

Dans le même ordre d'idée, l'album s'ouvre sur "Allegiance", une courte instrumentale aux sonorités orientales dont le motif est repris sur "Unlimited Chaos",. Ça m'a un peu surpris, mais pas négativement, au contraire.

 

Seul réel hic, à mon goût, l'instrumentale "Oblivion", qui ne dure certes que 1min14, et qui amène plutôt bien "Shade of Black", mais qui casse le rythme de l'album. L'instru est agréable à entendre mais bien trop pauvre, que ça soit en terme d'originalité ou de technique, pour durer plus de 30 secondes. On s'emmerde un peu quoi. Heureusement, au bout du tunnel se trouve donc la chanson sus-nommée, "Shade of Black", morceau assez heavy, en fait, mais qui, étrangement, m'a bien emballé. La faute à un riff bien méchant qui apparaît pour les refrains, la première fois vers 1:40, et toujours cette basse pour souligner la voix du chanteur. Facile, mais ça marche.

 

Le reste de l'album est une succession de riffs bien sympas, de lignes de chant mordantes, peut-être parfois trop en retrait. Mais le tout est servi par une excellente production. Un effort particulier a été fait sur le son des guitares, bien gras comme je l'aime. Si vous voulez mon avis, nos amis Seymour et Duncan sont encore une fois de la partie... ;-)

Les petits gars de Essence nous proposent donc une première galette honnête, remplie de riffs sympas pour des chansons certes pas follement originales mais d'une qualité indéniable. De quoi headbanger pendant les 45 minutes (et des poussières) que dure l'album.

 

Amateur de thrash, fans de metal qui speed, faites un bon geste, et achetez ce Lost in Violence, et espérons avoir le droit à une suite de qualité.

Un de mes coups de coeur de l'année.

 

 

Essence-Lost_in_Violence-2011-cover.jpg

Par Syn Het - Publié dans : Chronique
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 13:38

J'ai l'impression de souvent commencer mes chroniques par un "Enfin !". Je n'irai pas vérifier, mais je pense ne pas être loin de la vérité. Alors, cette fois-ci, je ne l'utiliserai pas, pourtant, depuis ma chronique du Death Magnetic de Metallica, je crois que c'est le premier album que je chronique, qui mérite que l'on dise "Enfin !", à son sujet. Parce qu'aujourd'hui, les petits gars, je vais vous parler du nouvel album de Anthrax : Worship Music !

 

Pourquoi "enfin", donc ? C'est simple : rappelez-vous, le dernier album du membre le plus discret du Big 4 datait de 2003, et il s'agissait de We've Come For You All, un album pas légendaire mais sympathique. Oui, plus de 8 ans qu'on attendait ce nouvel album, dont Scott Ian n'arrêtait pas de nous parler. À croire que l'album était toujours dans les valises, et qu'ils ont bossé dessus pendant 8 ans. Honnêtement, on préfère se dire qu'ils n'ont pas pu bosser sur cet album pendant 8 ans, ou alors, si c'était le cas, on aurait pu attendre autre chose de cet album.

Oui, alors là tout de suite effectivement, ça sonne comme une critique, vous vous attendez peut-être à ce que je descende le nouvel album de la bande à Belladonna ("Hein ? Quoi ? Belladonna ? WTF ?" réponse : oui oui, rassurez vous, j'en reparlerai plus tard), surtout vu les dernières chroniques publiées. Mais non, vous en faites pas.

 

Je vous le disais précédemment, l'histoire de Anthrax a connu un méchant passage à vide; de manière générale, l'histoire du groupe a toujours été un peu compliquée, notamment pour les chanteurs (7 chanteurs différents, sans compter Belladonna). Seulement, voilà, les petits gars ont repris méchamment du poil de la bête, et je pense qu'on peut le dire, c'est bien grâce à l'initiative de Lars Ulrich et Metallica, avec les concerts réunissant sur la même affiche les membres du Big 4. Il faut croire qu'être relancé sur le devant de la scène, dans une telle atmosphère, ça a du en motiver certains... Belladonna notamment.

Quoi qu'il en soit, nous voici aujourd'hui avec la nouvelle galette de Anthrax entre les mains.

 

Le titre est étonnant. Il était cependant connu depuis un moment. Scott Ian avait présenté cela comme un hommage à la musique, qu'il vénère. Ma foi. Mais allons-nous vénérer son nouveau bébé ?

En fait, pas vraiment. Le disque est bon mais ne laissera pas un souvenir impérissable. On s'en rappellera certainement parce qu'il s'agit du  retour de la bande de New York sur le devant de la scène, pas plus.

 

L'album en soit n'a rien de mauvais, il est même assez bon. J'ai été très content de ressentir la fougue et la jeunesse (lol !) qui émanent de chacune des chansons : c'est clair et net, les gars ont pris leur pied, ils sont contents d'être de retour, et de nous faire partager à nouveau leur musique. C'est en fait un peu la même impression que m'avait fait leur prestation lorsque j'avais regardé le concert du Big 4 à Sofia. Leur show est mon préféré, complètement barré, énergique et chatoyant.Oui, chatoyant, j'aime bien ce mot.

C'est d'ailleurs en cela que le groupe se différencie des autres membres du Big 4 : on ne ressent pas le poids des années. Megadeth a du mal à innover (leur prochain album, même s'il s'annonce assez bon, a vraiment un air de Endgame bis), idem pour Slayer, et Metallica... bon ne me forcez pas à parler du dernier truc qu'ils ont sorti avec Lou Reed, ça serait hors de propos.

 

Du coup on se retrouve avec un album à l'image de ce que le groupe a pu nous donner ces derniers temps, en live. L'album est fait de compos très énergiques, on retrouve une pléiade de riffs très sympa (mention spéciale à celui de "The Devil You Know"), qui vous feront secouer la tête bien comme il faut.

La basse de Bello est peut-être trop en retrait, par moment, et on aurait peut-être souhaiter plus de ces petits solos déjantés que les deux gratteux ont toujours su nous donner. Mais peu importe, ne boudons pas notre plaisir.

Joey Belladonna est de retour, et il est très en forme. Il avait rejoint le groupe temporairement pour les concerts avec le Big 4, mais il semblerait que toute cette ferveur, le fait de retrouver ses potes, etc, lui ai filé envie de revenir pousser la chansonnette.  J'avais senti quelques faiblesses en live, et de là vient une crainte : sur ce Worship Music, il y a de très, très bonnes lignes de chant. Mais j'ai peur que pour certains passages, notre ami ait un peu de mal à assurer, sur certaines envolées. Il n'y a pas de notes très aigues, mais simplement certaines passages qui demandent du coffre, et je ne sais pas si Joey a encore ce qu'il fout pour le faire en live... À voir.

 

Un truc qui m'a titillé, par contre : à la fin de l'album, qui s'écoute d'ailleurs d'une traite, et ce très facilement, on n'a pas vraiment l'impression d'avoir écouté un album de thrash. Emmerdant pour un membre du Carré d'As du Thrash... Pourquoi ? ET bien parce que déjà, ça manque un peu de titres speed. Il y en a, hein ("The Devil You Know", "The Giant", "Earth On Hell"...). Toujours est-il qu'à la fin, on a surtout l'impression d'avoir écouté un -bon- album de heavy. Il y a beaucoup de compo avec un rythme medium (je pense surtout à "I'm Alive" ou à "In The End", qui sont certes de bonnes chansons, mais qui tiennent plus du heavy que du thrash... Et les riffs n'aident pas, parce qu'ils sont parfois assez simples, faits de powerchords enchaînés. Si vous posez par dessus les envolées de Belladonna, et vous avez là un album très heavy  80' !

Drôle de sensation... Bon d'un autre côté je me dis que depuis quelques temps je suis à fond dans cette nouvelle vague de groupes thrash américain qui s'inspirent beaucoup du thrash allemand... Mais bon, même en m'écoutant les derniers Overkill, Dark Angel ou même du Vio-Lence j'ai l'impression qu'on  est loin de ce que nous propose aujourd'hui Anthrax (oh, vraiment ?).

 

Mais j'ai envie de dire : peu importe ! On est tout de même très heureux de retrouver Scott Ian et tous ses potes. L'album est bon, honnête. Pourquoi bouder notre plaisir ?

 

 

anthrax-worshipmusic.jpg

Par Syn Het - Publié dans : Chronique
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Vendredi 14 octobre 2011 5 14 /10 /Oct /2011 21:50

Cela fait maintenant plusieurs mois que je n'ai pas rédigé de chronique, alors, crévindiou, me voici bien décidé à corriger le tir. Mon retour à la fac étant synonyme d'une solitude imposée (ou en tout cas, jusqu'à ce que je retrouve mon aimée), j'ai donc rempli mon iPod de tout un tas de trucs, nouveaux ou pas, et de fait j'ai envie de vous parler de tout un tas de groupes super-top-trop-cool, avec des albums à vous faire péter les cervicales.

 

Mais aujourd'hui, ça ne sera pas vraiment le cas. Non, parce qu'aujourd'hui est le jour de la déception  : je m'en vais vous conter une bien triste histoire, celle de Unto the Locust, la dernière galette de Machine Head. Eh oui, tremblez, mortels.

 

Pourquoi est-ce une triste histoire ? Pour le comprendre, il faut connaitre les événements antérieurs. Machine Head, pour vous la faire en courte, c'est l'histoire d'un groupe mené d'une main de fer par un fou furieux, qui un jour décide de sortir un album qui fera l'effet d'une petite bombe dans l'industrie metal, et surtout dans le milieu du thrash. C'est l'histoire d'un groupe, qui, après des débuts prometteurs, va sombrer dans les abysses du n'importe quoi musical. C'est l'histoire d'un groupe qui va tout de même se relever, et tenter de se racheter une crédibilité auprès des puristes. C'est l'histoire d'un groupe qui a sorti ce qui est très probablement l'un des meilleurs albums sorti ces 10 dernières années. Cette histoire, mesdames, mesdemoiselles (oui, j'emmerde ces connasses de féministes qui voudraient faire interdire l'utilisation de ce terme), messieurs, c'est celle de Robert Flynn et Machine Head.

Ceux qui ne dorment pas auront certainement compris l'allusion à Burn My Eyes, premier album de Machine Head, qui avait eu l'effet d'un bon coup de tatanne dans le monde du thrash. Rappelez vous, dans les années 90, le thrash se meure. Metallica joue du hard rock, Megadaveeth emboite le pas, la bande à Kerry King s'imaginent que jouer des solos destructurés et moches, ça fait d4rk, d'autres groupes se séparent... et pendant ce temps-là, des dégénérescences du type black metal (the see me trollin')en profitent pour piquer la vedette au true metal, à l'agonie. Et Burn My Eyes impose un nouveau style de thrash, parfois plus groovy, mais parfois beaucoup plus violent. L'album est un franc succès. Viendra ensuite une période sombre (Supercharger, The Burning Red), où le groupe tente d'incorporer des éléments de neo-metal à sa musique... Bide monumental. Le groupe aura du mal à s'en relever. Viendra tout de même un sympathique Through the Ashes of Empires, qui nous confirme que le groupe en a encore entre les jambes. Et surtout, surtout, viendra en 2007, le sacro-saint The Blackening, que je chroniquerai d'ici peu.

 

Je parlais de déception, il faut me comprendre. Après un album comme The Blackening, qui a lui seul m'a fait oublier toutes les errances du groupe, j'attendais un successeur du même acabit. Et... non.

Non pas que ce Unto the Locust soit irrémédiablement mauvais. Il y a du bon dans cet album. Certains bons riffs, quelques bonnes lignes de chant, et la plupart des solos sont toujours aussi bien amenés. Seulement, après quelques écoutes, on a l'impression que le groupe s'est auto-parodié.

 

On retrouve un son pratiquement identique à celui de The Blackening, bien que peut-être un peu plus épuré, moins profond et puissant sur certaines phases. Flynn n'a rien perdu de sa fougue. Mais, admettons-le, on s'emmerde vite. The Blackening était une usine à riffs. L'album vous imposait sans concession un rythme effréné, mais arrivait à donner en même temps une impression de profonde mélancolie, avec des sonorités un peu mystiques. Certains morceaux me foutent la chair de poule. Sur ce Unto the Locust, on retrouve bien cette ambiance, seulement le groupe en a abusé. Largement. Cela donne finalement l'impression que l'album est mollason, geignard, voire même mielleux. Ce qui n'est pourtant pas le cas, et c'est bien ça le plus dingue.

Autre défaut, je suis incapable de me remémorer un seul riff. Pourtant, le premier morceau, "I Am Hell (Sonata in C#)" laissait présager du meilleur. Mais cela retombe comme un soufflet arrivé à la moitié de l'album, qui ne comporte d'ailleurs que 7 tracks, nous laissant clairement sur notre faim. Mention spéciale au riff principal de "Locust", qui me donne envie de péter la gueule au premier mec qui me passerait sous la main. Le plus balaise reste quand même le fait qu'il arrive à enchaîner ce riff de mauvais Pantera avec un refrain vraiment bien foutu, très prenant et catchy.

 

Mais il y a pire : parfois le groupe se repompe lui-même. C'est particulièrement flagrant sur "Be Still and Know" : écoutez à partir de 3:36, cette petite montée qui est répétée plusieurs fois. Elle ne vous rappelle rien ? Vraiment ? Et bien, écoutez "Aesthetics of Hate", de The Blackening, à partir de 2:16. La même montée, ou presque. La première fois que j'ai entendu ça, ma mâchoire s'est effondrée. Sans déconner ! 

Dans la même veine, on a le titre "Darkness Within", qui se veut être le morceau calme de l'album. Il y avait bien "A Farewell To Arms" sur le dernier opus. Seulement, le morceau avait été placé intelligemment, en fin d'album, comme une dernière prière. Là, "Darkness Within" est placée en plein milieu d'un album déjà un peu mou ; Cette chanson casse complètement le rythme. Mais si ce n'était que ça... "A Farewell To Arms"était un très bon morceau, qui jouait parfaitement son rôle. Et vous l'aurez compris, ce n'est pas le cas de "Darkness Within", qui est LE morceau à jeter sur cet album, à balancer le plus loin possible pour qu'on ne l'entende plus. Insipide, chiant et même énervant.

 

Non, décidément, c'est bel et bien une déception... Pourtant il y avait de bonnes bases pour produire un nouvel excellent album. Le son est parfait, on conserve cette ambiance si particulière, les p'tits mecs sont toujours aussi techniquement doués... seulement on a l'impression qu'ils ont asséché leur créativité pour The Blackening... et c'est bien regrettable.

On attendra donc le prochain bébé de la bande à Flynn, et on réécoutera The Blackening (encore) pour se consoler.

 

 

machine-head_unto-the-locust.jpg

Par Syn Het - Publié dans : Chronique
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 10:33

Depuis mon retour à la modération du 15-18, j'ai noté un important revirement de situation, concernant ma petite personne et l'intérêt que me portent, ou plutôt devrais-je dire, me portaient, mes amis forumeurs.

S'il y a encore quelques mois, même quelques semaines, j'étais pour certains un demi dieu (j'éxagère à peine), depuis quelques semaine, j'ai l'impression d'être un nuisible aux yeux du plus grand nombre. Je ne compte plus le nombre de taunts que j'ai reçu. Chacune de mes blagues est prétexte à une avalanche de haine ou de moqueries. Et, pire, je suis, aux yeux de certains en tout cas, devenu le plus grand représentant du dernier nemesis qu'ils se sont trouvés : les e-pop.

 

"E-pop" en soit n'est pas un terme négatif. Il désigne des personnes populaires, connues, sur internet, ou dans un cadre plus restreint sur JVC ou simplement le 15-18 (dans le cas présent). Le terme a pris avec le temps, et pour une grande majorité là encore, une connotation péjorative.

Il faut dire que depuis quelques temps, le forum est en proie à une vague de forumeurs random, cherchant par tous les moyens à obtenir cette e-pop. Tous les moyens sont bons : signatures pourries, provocations, langage spécifique, créations multiples de topics à la con (les fameux talc), bref, tout ce qui pourrait leur obtenir une certaine attention. De fait, et assez logiquement sur un forum où 80% des utilisateurs se réclament anti-conformistes, ces personnes sont rapidement devenus haies. Pire, toute personne déjà populaire sur le forum a vu son image se détériorer. C'était déjà le cas d'Adri, par exemple, ancien modo de quelques forums Call of Duty, et vieil habitué du forum. Le pauvre type s'en prend plein la gueule à chaque apparition, alors qu'il n'a jamais vraiment cherché à être apprécié, ou simplement connu (même si à l'heure actuelle, il aime jouer avec cette mauvaise image et tend à provoquer la masse, mais passons).

 

Mais sur ce forum, qui est le modérateur le plus connu ? Qui fut en permance comparé à Cisla, l'icône vivante ? Qui possède une fanpage sur FaceBook ? Qui passe son temps à faire le pitre, pour faire marrer la galerie ? Qui est donc constamment sous les spotlight, plus ou moins volontairement ? Eh oui, vous l'avez compris, c'est bibi.

Étonnement, mon e-pop ne me fut jamais reprochée lors de ma première modération du 15-18. Au contraire, on disait même "c'est PapaHet, normal qu'il soit e-pop", blablabla. Mais cela a beaucoup changé aujourd'hui. Je ne m'en plains pas, personnellement. Être toujours en vue, c'est pas tout le temps très agréable, et ça réduit considérablement votre marge de manoeuvre. En revanche, ce qui est plus génant, c'est que ce fanatisme s'est rapidement transformé en animosité, et cela c'est un peu plus embêtant, dans la mesure où chacune de mes apparitions est, comme je le disais plus tôt, sujette à de vives critiques, moqueries etc.

De fait, depuis quelques jours, à travers quelques posts ou topics, je me livre à des expériences sur ces forumeurs, et les résultats sont affligeants.

 

Très récemment, j'ai pu voir certains forumeurs dire que j'étais moins drôles, que j'étais froid, depuis mon retour. Ce qui est étonnant, c'est que ma façon de faire et de me comporter n'a absolument pas changé. Explication à tout cela ? Et bien, l'effet mouton. C'est l'un des principes du forum : il suffit qu'un petit noyau dise et pense quelque chose, pour qu'avec le temps, le reste suive le courant de pensée qui se généralise. C'est comme ça que mon "e-pop" sur le 15-18 s'est construite. A vrai dire j'étais déjà connu sur le 15-18 avant d'y modérer, mais le fanatisme n'en était pas, heureusement, à ce niveau. Bref, peu importe. 

De fait, énormément de forumeurs se sont lancés dans cette mode, qui était de me trouver trop cool, trop sympa, trop drôle lolilol, à tel point que certains ont même fait de moi l'égal d'un Cisla. Et lorsqu'on sait ce que représente Cisla, on se sent un peu moins à l'aise. Du coup, aujourd'hui, une bonne partie d'entre eux qui ne m'ont jamais réellement vu modérer, qui ne me connaissaient pas vraiment, me découvrent, et apparemment ils n'aiment pas trop ce qu'ils voient.

Premier point.

 

Deuxième point, cette histoire d'e-pop. La haine anti-epop a fait un bond cet été. Pourquoi ? On peut l'imputer à la venue de ceux que certains appellent les "summerfags", une vague de forumeurs se pointant essentiellement l'été, pendant les vacances, qui viennent sur le forum parce que le 15-18 c'est trop ouf t'as vu,  qui ne sont pas de vrais authentiques forumeurs du 15-18, et qui donc finissent par vouloir (pour certains d'entre eux) un peu plus d'attention que le reste (la génération FaceBook/Twitter...).  Le nombre d'e-pop, ou de personnes prétendant à l'e-pop, a explosé. Et la colère d'une bonne partie du forum également.

Alors forcément, si vous faites revenir à la modération (les modérateurs étant déjà particulièrement en vue à cause de leur poste...) un mec connu et adoré par certains... Ça fait des étincelles. Je suis devenu très rapidement le connard égocentrique et narcissique, cherchant à tout prix à se faire connaitre et aimer du forum, qui fait tout pour être bien en vue, notamment avec des talcs. Et la plupart de ces types me vénéraient il y a encore quelques mois !

Autre fait amusant, les forumeurs qui ont encore un peu d'intérêt pour moi sont devenus de vilains petits canards, officiellement désigné comme lécheur ou , suce-boule. C'est quand même un comble...

Il est maintenant de bon ton de me mépriser, de ne pas rire de mes blagues (on sait jamais, on pourrait passer pour une suceuse), mieux, même, de me taunter, en espérant me clasher façon Brice de Nice.

 

Dernier point intéressant, la mise en avant d'un autre modérateur, Kama (ou plutôt, Kamasoutra). Il semblerait que le jeune Kama ait pris """ma place""" dans le coeur de nos amis forumeurs. Ma foi, tant mieux pour lui ! Ce n'est pas ce qui m'intéresse, c'est plutôt le chemin qu'a emprunté le courant de pensée générale, pour que l'on en arrive où l'on est.

Si je n'ai jamais réellement cherché à être aimé et connu sur le forum, et que jusqu'à présent on ne me l'avait jamais reproché, il en est autrement pour mon jeune co-modérateur. Après son arrivée, beaucoup lui ont reproché de chercher l'e-pop, de vouloir être aimé par tous les moyens. On lui a reproché son topic où il avait posté une photo de lui, un panaché à la main, imitant la fameuse photo de Cisla. Mais cela a changé, semble-t-il.

Notamment grâce à une petite apparition télévisée de Kama. Il avait prévenu qu'il serait dans le public d'une émission de télé, et qu'il essaierait de faire une dédicace au forum. Certains se sont dit "Chouette, comme l'ancien 15-18", et d'autres se sont dit "Omg e-pop" (en gros). Je m'attendais à un lynchage particulièrement violent. Seulement, pas vraiment. Le forum a assisté en direct à la dédicace de Kama; le forum entier a pu voir un forumeur malingre baffouiller en direct live sur le plateau d'un des plus gros déchets du PAF, j'ai nommé Jean-Marc Morandini. Lorsque j'ai vu les images, j'ai su que Kama allait se faire tailler en pièces. J'ai donc commencé une modération particulièrement sévère des topics de foutage de gueule, qui étaient encore plus violents que ce à quoi je m'attendais. Mais curieusement, de l'autre côté, quelques forumeurs ont pris la défense de Kama, élevant son apparition télé au rang d'acte de bravoure (beh oui vous comprenez, parler en public, pour beaucoup, c'est dur et ça demande du courage), le glorifiant instantanèment.

Tant mieux, puisque grâce à ces forumeurs, effet mouton, la haine anti-Kama s'est calmée et a laissé place à une nouvelle canonisation. Kamasoutra est vu par beaucoup comme étant un futur Cisla, voire carrément le nouveau Cisla.

 

PapaHet ? Bof, lui c'est de l'histoire ancienne, c'est qu'une e-pop de merde.

 

Voici donc où j'en suis actuellement sur le forum ! Les spotlight se sont détournés de moi. Comme je le disais tout à l'heure, tant mieux, ça va me permettre de souffler un peu. En revanche, il est amusant de constater un tel changement. Celui qui était divinisé hier est rabaissé au rang de sous-merde, pendant que celui qui était trollé H24 la veille se voit être la nouvelle idôle du forum. Et personne n'y trouve rien à redire.

Le plus amusant, c'est que Cisla a connu la même chose... Il n'a jamais eu autant de fans que depuis qu'il a démissionné.

 

J'espère tout de même avoir un peu la paix, à présent, et ne plus être attaqué par une horde de guignols à chaque fois que je poste.

 

Par Syn Het - Publié dans : Modération
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 12:26

On m'a demandé récemment si j'allais publier un article sur le sujet, et moi-même, je comptais le faire. Seulement, je ne savais pas quand.

Là, j'ai quelques instants, donc je me lance.

 

 

Vendredi dernier, le 19 Août 2011, donc, vers environ 21h20, j'ai reçu un email de Gnap_Gnap, administrateur de JVC, me proposant de reprendre la modération sur le forum 15-18. Quelques instants plus tard, je recevais le précieux sésame, le pass qui allait me permettre de retrouver mon costume rouge. Vers 22h, suite à un topic lancé par Yoyounet, le forum apprenait mon retour à la modération du forum le plus actif de France, leur forum. Grand moment, d'ailleurs. Les réactions furent à la fois très drôles et très touchantes.

 

Cet email de Gnap² était-il une réelle surprise ? Non, pas réellement. Depuis les événements de Juillet, et le bordel que j'ai mis suite à mes révélations quant à mon refus à la modération de ce même forum, par cette même équipe de modération (enfin, plus ou moins, à 6 pseudos près), j'ai pas mal parlé avec les modérateurs du forum. Ça a surement permis à tout le monde de remettre les choses à plat, qu'eux se rendent compte que je n'étais pas un connard bouffi d'orgueil, et qu'eux, pour ceux que je ne connaissais pas, n'étaient pas des petits cons en quête de popularité virtuelle.

Bref, on s'était sensiblement rapproché, jusqu'à ce que Magist3r3, l'un des nouveaux modos, soit piraté. Il a ensuite décider de présenter sa démission. De fait, une porte s'ouvrait, et je suis allé me présenter directement aux modérateurs, pour leur proposer à nouveau ma candidature.

 

Pourquoi vouloir à ce point modérer ce forum ? Et surtout, pourquoi ce changement, après avoir quitté le forum ? Certains se sont posés la question.

La réponse est simple. J'avais quitté la modération du forum à regret, à un moment où tout le monde comptait sur moi, que ce soit les admins, les forumeurs, et mêmes certains modos... Même Cisla m'avait contacté pour me dire ce qu'il pensait de tout ça. Sur le forum, je m'amusais beaucoup, il y avait eu bien sur quelques soucis (affaire Dujardin, Elfassi...) mais rien de réellement problématique, en dehors de la communication entre modérateurs, et le fait que trop de choses reposaient sur moi, dans la mesure où j'étais le modo le plus présent, et que les autres avaient tous des activités fortement chronophages (job, études, etc). Lorsque ce changement dans ma vie s'est présenté, j'ai su que j'allais devoir quitter la modération du forum. Je n'allais pas pouvoir modérer pendant plusieurs mois, le temps que ma situation s'éclaircisse. Je ne voulais pas garder mon pseudo rouge, pendant plusieurs mois, comme ça, simplement pour le """prestige""". Je pensais qu'il valait mieux laisser ma place à d'autres personnes, plus présentes.

J'ai donc quitté la modération, et deux modérateurs m'ont remplacé, anibale et espero. Seulement voilà, comme prévu, quelques mois plus tard, je suis posé, et j'ai même un ordinateur perso, chose qui n'était pas vrai quelques mois plus tôt (c'est même une première dans ma vie de modérateur !). Et je me suis rendu compte que... la modération me manquait. Aussi drôle que ça puisse paraître à certains, j'ai toujours pris la modération comme une distraction, un hobby amusant. Je faisais le clown, les gens rigolaient, de l'autre côté je rendais service à un site que j'aimais, sur lequel je passais énormément de temps.

 

C'est pour cela que j'avais proposé aux modérateurs de me reprendre, en juillet, avec les conséquences que l'on sait. Peu importe, tournons la page, je suis de retour, maintenant.

Et on va bien se marrer.

 

 

Le 15-18 est grand ! :noel:

Par Syn Het - Publié dans : Modération
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Vrac

Travaux en cours !

J'essaie actuellement de personnaliser un peu mon blog, donc si vous passez à l'occasion et que vous voyez des trucs bizarres, ne vous inquiétez pas.

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